PREFACE

 

Les nombreuses questions qui me sont posées pour que je définisse L’Art de la Résonance Unitive, me poussent à simplifier toujours un peu plus les choses. C’est pourquoi, je parle aujourd’hui du Grand Thérapeute Universel. C’est une manière de personnifier la Grande Conscience Universelle qui est information, énergie libre, vibration, lumière ou vide.

Le rôle du praticien de la Résonance Unitive est de se laisser agir par ce Grand Thérapeute sans interagir. Dans cette posture intérieure, le thérapeute devient médium, au sens de canal intuitif neutre et ouvert. Il se fait instrument dans les mains du Grand Thérapeute Universel.

Le travail du praticien est d’harmoniser son corps-intuitif, en l’accordant tel un instrument de musique. Ce qui veut dire qu’il doit être capable d’ouvrir tous ses canaux sensoriels intuitifs au moment où il se met en résonance pour quelqu’un ou quelque chose.

Quand l’instrument est en place, les informations intuitives reçues par le thérapeute-médium vont agir comme des énergies libératrices. Elles vont venir activer les ressources de la personne aidée, pour, entre autres, faire évoluer sa vie vers plus de confort et de sécurité intérieure.

            La « Clé Universelle » ? C’est le corps-conscience dans sa posture verticale. Il fait le lien entre la terre et le cosmos. Il est par nature intuitif. Il ressent et capte tout ce qui compose et nourrit la réalité. Il ne ment pas. Il devient fiable à cent pour cent dans la mesure où le praticien a régler sa problématique personnelle psycho-émotionnelle. Et qu’il est capable de passer en mode attentionnel unitif rapidement pour se mettre en résonance avec la dimension transpersonnelle. C’est le minimum requis, si l’on peut dire, pour prétendre pratiquer une thérapie spirituelle.

            L’Art de la Résonance Unitive est une thérapie spirituelle au sens où elle touche ce qu’il y a de plus subtil et spirituel chez l’être humain. Cette dimension n’a rien d’abstrait pour moi. Au contraire, c’est même très concret. Je perçois tout cela avec la même acuité et simplicité qu’un arbre que je vois, touche et dans lequel je grimpe pour aller cueillir les fruits.

Pour moi, l’âme, l’esprit, l’être, la conscience, l’énergie, le vide, l’espace infini, ont une forme, un volume, une matière, une texture, une intensité lumineuse, une couleur, une vibration, une tonalité, une mélodie, des structures spécifiques, etc. Et c’est la conscience sensorielle intuitive et subtile qui rend tout cela concret. Mais, bien sûr, cela ne remet pas du tout en cause la réalité et l’utilité de la vie matérielle.

De mon point de vue, elle est déterminée par la part invisible ou impalpable du monde. Cette part est, pour me répéter, tout à fait concrète et perceptible. Elle fait partie de ma réalité. Et je ne suis pas le seul dans ce cas. Nombreuses sont les personnes qui suivent mes stages ont cette perception concrète de ces soi-disant mondes imaginaires. Il est finalement commode de les nommer des « réalités parallèles ».

Il faut savoir raison garder, toutefois, pour ne pas tomber dans le sectarisme ou le dogmatisme. Je reste ouvert à toute remise en question concernant la modélisation que je fais ici des choses. Je suis, quoi qu’on en pense, soumis aux lois de la dialectique et de la sémantique. Je ne suis pas dupe des dangers possibles de transmettre des croyances malgré moi.

C’est pourquoi je prendrai soin, ici, de faire mon auto critique. Une croyance est sous-entendue dans cette voie unitive que je transmets. Je crois qu’il y a quelque chose qui prévaut à tout, que je nomme Le Grand Thérapeute Universel. D’aucuns diraient que c’est une façon déguisée de parler de Dieu. En fait, ils n’auraient pas tout à fait tort.

 

J’ai au fond de moi une sorte de foi sacrée en quelque chose qui me dépasse et dépasse les humains, me semble-t-il. Cette chose qui m’échappe, je l’appelle de différentes façons, mais jamais dieu au sens théologique du terme.

Car comment pourrais-je m’attribuer les facultés de perceptions intuitives extraordinaires qui me permettent de lire et de voir avec exactitude tout ce qui compose la réalité intérieure et extérieure de la personne devant moi ? Comment pourrais-je encore m’octroyer ce pouvoir qui consiste à libérer les blocages psycho-énergétiques, à accompagner les âmes défuntes attachées aux vivants, à rapatrier les bouts d’âme parsemés ici ou là, ou encore à révéler la mission de vie d’une personne avec autant de facilité?

            Je n’ai pas choisi cela. La Vie me pousse vers cette vie-là et ce constat. C’est une façon aussi de me prémunir contre la mégalomanie que de m’adresser à une entité supérieure. Car il va sans dire que les milliers de compliments et d’encouragements que je reçois pourraient me faire tourner la tête.

C’est donc, pour ainsi dire, confortable pour moi et rassurant de m’en remettre à une Force Supérieure pour ne pas m’attribuer le mérite du succès de la Résonance Unitive : Ce n’est pas moi, dis-je les mains levées, c’est l’autre, là-haut !

 

            Le seul mérite que j’ai aujourd’hui, est de modéliser cette véritable thérapie spirituelle qui s’est imposée au fur et à mesure de ma pratique. Pour lui rendre hommage et dire qu’elle ne m’appartient pas, le mieux que j’ai pu trouver, c’est de transmettre cette Clé Universelle de manière la plus simple et transparente possible. En tous les cas, j’y aspire.

 

Merci pour tout.

B. S. P.

peintures d'Isabelle Staehle

Peinture d'Isabelle Staehle

Création sonore de Bruno